La traversée des Dolomites – Étape 4 & 5

Jeudi 28 juin 2018 – Étape 4 : Bormio – Prata-Camportaccio (142 km, D+ 2988 m) … du froid au chaud…

Ah le Stelvio !!! Col mythique s’il en est, qui a vu les plus grands cyclistes du monde se livrer à des parties de manivelles mémorables…
Nous avons eu la nôtre, de partie de manivelles, ce matin, au départ de Bormio. L’adversaire était unique, le Stelvio et ses 35 lacets numérotés, sa pente (encore un petit 14% à son max), sa longueur (21 km) et toujours un vent assez fort et froid. Impressionnant par son tracé aussi, qui voit une procession de cyclistes s’escrimer à le vaincre. Au sommet, pas question de traîner. La météo est au frimas d’hiver. Une photo et hop, un coupe-vent sur le dos, il faut redescendre, mains engourdies par le froid (4°C enregistrés en minimal).

Les lacets du Stelvio, impressionnant !!!

 

Adrien, Éric, Raphaël et Marc au Passo dello Stelvio (Alt. 2758 m)

Le groupe – un peu explosé après cette 1ère difficulté – se résumera à 3 vaillants ” guerriers “, Marc, Adrien et Raphaël, pour boucler le parcours. Jacques aurait bien voulu continuer sur Livigno à vélo, mais se retrouvant seul, en 4e mousquetaire, il s’est abstenu. Toutefois, Daniel retrouvant une motivation de cadet après un Stelvio qui lui est resté en travers de la gorge, les 2 compères remonteront sur leur vélo un peu après pour une trentaine de kilomètres, jusqu’au poste de douane de Livigno. Adrien stoppera l’effort un peu après St Moritz, apeuré par la distance restant à couvrir. Il l’a regretté quand il a vu Marc et Raph se régaler dans une descente quasi ininterrompue de 60 km, du lieu de son arrêt à notre point de chute.

Marc et Raph 

En tout cas, bravo à nos 3 coéquipiers courageux qui, après les efforts consentis jusqu’ici, présentent une fraîcheur que nous autres jalousons. Mais aujourd’hui, nous avons rencontré un mythe, et ça ne se reproduira peut-être pas de sitôt. Alors, contrat rempli. Mais non, je n’ai pas dis que l’âge de la majorité des participants était un handicap pour l’avenir…

Éric

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Vendredi 29 juin 2018 – Étape 5 : Prata-Camportaccio – Locarno – 135 km, 2666 m D+

La pluie ou le temps maussade plus ou moins annoncé par les bulletins météo n’était pas au rendez-vous ce matin. Et personne ne s’en plaint. Au contraire, les sourires sont vissés sur tous les visages. Aussi, après un petit-déjeuner copieux (encore ??? Eh oui… bien obligé d’honorer la table de nos hébergeurs !), le départ s’effectue pour 6 d’entres nous. Claude (qui enfourchera son vélo dans la montée du 1er col) et Marc (chauffeur du matin) étant sollicités pour assurer la logistique du midi. Une longue ascension se profile pour atteindre le col de Splügen. Deux groupes se forment mais, nouvelle surprise après plusieurs kilomètres, la route est interdite aux cyclistes. Une navette (puisque je vous le dis !) transporte les cyclistes et leur monture, sur un bon kilomètre. Là encore, la barrière de la langue n’a pas empêché Raphaël de tenter une négociation. Bien plus pacifiste cette fois, que celle avec le bûcheron. Mais on ne rigole pas avec la sécurité. C’est donc un groupe au complet, en raison de l’attente du minibus affrété pour les 2 roues à pédales, qui s’installe sur les banquettes. Nous n’avons pas bien saisi où se situait le danger…
Qu’à cela ne tienne, les vélos déchargés, l’aventure reprend son cours. Impressionnant ce tracé, la route comme suspendue au rocher, des virolets qui se succèdent, du pourcentage à faire couler la sueur sur les fronts. Plus nous prenions de l’altitude, plus le spectacle s’offrant à nous devenait splendide. La montagne se détachant sur le bleu azur du ciel, et laissant bientôt apparaître un plateau majestueux, fermé par un barrage.

Le lac de de Montespluga 

Et son lac paisible imposait quelques clichés. Le sommet, comme cela a été souvent le cas, est long à venir. Une ligne droite, un virage, on y croit, le col est juste derr…. ah non, mince encore une série de lacets. Une fois, deux fois… enfin le panneau !


Le Col de Spluga (Alt. 2 113 m) situé à la frontière italo-suisse

On ne dira pas fort que la descente sur Splügen (Suisse), était interdite à tout véhicule tractant une remorque. Humour italo-suisse, c’est au pied du mur qu’on voit… le mur. Aucune signalisation n’indiquait cette interdiction avant le sommet. Et on ne dira pas plus fort que notre remorque a fait la descente accrochée au Trafic.

Ils ont de l’appétit

La pause déjeuner requinque la troupe et la voilà repartie à l’assaut du col de San Bernardino. Marc, Raph et Adrien auront quelques compagnons de route et ils se friteront gentiment et sportivement sur l’asphalte de ce second col.

Marc, devant et Raph, en danseuse, dans l’ascension du col du San Bernardino

Le col du San Bernardino (Alt. 2066 m)

Le paysage est plus ” comme chez nous “, les Dolomites sont derrière et nous voilà dans les Alpes suisses. Cela n’empêche, on se régale sans se blaser, de ce fabuleux spectacle. Si la première partie de la longue descente sur Locarno est appréciée par les cyclistes, le final, vent de face et sous une chaleur devenue étouffante présente selon eux moindre intérêt et plaisir. Malgré ce petit bémol, les commentaires sur la journée sont enthousiastes et positifs. Le moral est au beau fixe. Encore deux étapes et l’aventure s’achèvera.
Allez, je crois qu’il est temps d’aller se restaurer !

Éric

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